Je fais la connaissance d'un directeur d'école primaire publique et entame la conversation sur le sujet de l'éducation qui me tient tant à coeur. Il fallait jouer habilement pour ne pas froisser le bonhomme tout en essayant de connaître sa façon de concevoir l'enseignement, la relation adulte/enfant, les méthodes à employer...
En fait, il m'a tendu une perche (plutôt un poteau d'ailleurs) en me disant : "vous savez, il faut les frustrer, les enfants" je veux dire : quand ils ont fait une bêtise, ils doivent être puni en conséquence car cela les aide à se construire"(sic). Là, je me dis tout naturellement, c'est bon, il pense comme moi !!!!!! (c'est-à-dire pas de pédagogiedéconologue à la mode néo-soixantehuitarde attardée...)
S'en suis une batterie de questions de ma part sur son école, publique, je répète. L'homme alors dévoile une passion intact pour l'enseignement après 36 ans de carrière. Il m'explique qu'il pratique une méthode syllabique pour l'apprentissage de la lecture et que, pour lui, il n'y a que cela qui marche ! Il m'explique que l'orthographe ne peut être assimilée qu'en répétant sans cesse des exercices d'entrainement qu'il va, lui, chercher dans le Bled. (je jubile). Il m'explique aussi que chaque fois qu'il rentre dans une classe, il estime normal que les enfants se lèvent. (mes yeux brillent de satisfaction).
Enfin, je ne peux m'empêcher de lui demander quelques conseils au sujet de Princesse I qui est un peu juste en orthographe à mon sens. Il m'apprend que le développement psycho-affectif de l'enfant fait que l'orthographe ne pourra être totalement acquise que vers l'âge de 14 ans. Mais qu'il n'y a qu'un moyen pour y arriver : "s'avaler" des quantités d'exercices : en d'autre terme "rabâcher" comme dirait Daisy !
Conclusion : bien que l'Education National s'égare dans des pseudo-pédagogies floues et sans cadre pour les enfants, il reste malgré tout quelques maîtres, maîtresses et directeurs/trices d'école qui font ce métier par et avec passion, qui ont un désir profond "d'élever" les enfants par le Savoir enseigné et qui méritent, pour le coup, encore bien le surnom de "Hussard de la République" qui leur avait été donné au tout début de l'école.
Ce sont des maîtres et maîtresses comme cela que nous voulons pour nos enfants. Des maîtres et maîtresses capables de soutenir le faible tout en poussant le fort afin que l'école retrouve son rôle d'ascenseur social qu'elle a malheureusement perdu.
3 commentaires:
Et elle est où son école ? Il pourrait pas postuler pour Notre Dame de la Liberté lui !
des amuse-bouche : pas de s à amuse c'est un verbe, quant à bouche je n'en mettrai pas non plus.
Pour le reste de votre post, vous savez ce que j'en pense ...
Merci FB, je devrais le savoir, je l'ai révisé avec PI l'année dernière...
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