Je viens de lire les textes liturgiques du jour sur EAQ et suis tombée sur ce délicieux poème de Ste Thérèse-Bénédicte de la Croix dont je vous fais part car il m'a beaucoup touchée.
Poésie Pentecôte 1942 (trad. Malgré la nuit, Ad solem 2002, p. 121)
Qui es-tu, douce lumière qui me combles
et illumines les ténèbres de mon coeur ?
Tu me guides comme la main d'une mère,
et si tu me lâchais,
je ne pourrais plus faire un seul pas.
Tu es l'espace
qui enveloppe mon être et l'abrite en toi.
Abandonné de toi, il sombrerait dans le gouffre du néant
d'où tu l'as tiré pour l'élever vers la lumière.
Toi, plus proche de moi
que je ne le suis de moi-même,
plus intime que le tréfonds de mon âme,
et cependant insaisissable et ineffable,
au-delà de tout nom,
Esprit Saint, Amour éternel!
N'es-tu pas la douce manne
qui du coeur du Fils
déborde dans le mien,
la nourriture des anges et des bienheureux ?
Lui qui s'est relevé de la mort à la vie
m'a éveillée moi aussi du sommeil de la mort à une vie nouvelle.
Et jour après jour
il continue de me donner une nouvelle vie,
dont un jour la plénitude m'inondera tout entière,
vie issue de ta vie, oui, toi-même,
Esprit Saint, Vie éternelle!
1 commentaire:
doux poème !
j'aime beaucoup
bises
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